A la source vitale de Tangui

Je suis allé toucher du doigt cette réalité pour être certain de la qualité d’eau que je consomme. Grande a été ma surprise de savoir, au vue des études, que l’eau que je consomme égale celle importée depuis les pays occidentaux.

Comment peut-on capter l’eau vendue aux populations à proximité des maisons d’habitation ? N’est-ce pas se foutre de nos gueules quand ils parlent d’eau minérale ? Telles sont les questions que je me suis posées en passant, la semaine dernière, devant une usine d’extraction d’eau non loin du carrefour Ndokoti. Récemment, une amie a été obligée de faire des examens à l’hôpital après avoir consommé une eau ensachée et vendue à tout va dans les différents carrefours du pays. Il en est de même pour les eaux puisées et embouteillées dans les zones balnéaires. Ses eaux ont toujours une odeur dont-on ignore la provenance. De quoi craindre pour notre santé. Surtout en cette période où l’on évoque la propagation du choléra après la détection de quelques cas dans la ville de Douala et Yaoundé.

Quand j’ai regardé aux infos le partenariat signé entre la Société des eaux minérales du Cameroun (SEMC) via la SABC et l’ordre national des médecins du Cameroun, je me suis écrié : enfin ! Une belle façon de confirmer la qualité et la sainteté de cette eau minérale. Et surtout, aller visiter les lieux d’extraction et son usine d’embouteillage. Me voici donc à Mbanga, dans la commune de Mombo. Je suis accueilli par Simon Nouadjou, le directeur usine de SEMC. Ma première interrogation repose sur la qualité d’eau produite ici et celles vendues dans nos villes. Pour lui, tout est limpide : « Prenez notre eau et celles des concurrents, faites analyser celles-ci dans un laboratoire indépendant et interprétez vous-même les résultats. La majorité des concurrents vendent de l’eau de source et non l’eau minérale », explique Simon Nouadjou. Malgré cette explication, je dois découvrir celles de Tangui et Vitale de près pour expliquer aussi aux miens!

Première surprise, l’eau captée et vendue par la SEMC date entre 3700 et 4800 ans d’après une étude faite par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et revérifiée par une autre entreprise. Je n’irai plus au Jourdain à Jérusalem chercher l’eau qui a touché le Christ. Je la boirai sur place. Seule une petite portion de cette eau est récente (<10%). Deuxième surprise, l’espace de sécurité des forages 1, 2 et 3 est estimé à 6 Ha. Aucune pesticide, aucun produit chimique n’est utilisé dans la zone et même aux alentours. D’ailleurs, des contrôles internes et externes (Neptune-France, Centre Pasteur, Bureau Véritas, et l’armée américaine) sont faits chaque année. L’eau de forage est tirée à 165 mètres de profondeur. Elle traverse les filtres à sable et à charbon pour faire disparaître d’éventuelles odeurs. Conduite directement à l’usine via des conduites inertes, elles sont mises en bouteilles sans additif. D’où le nom d’eau minérale. Les études du BRGM rapportent que les eaux de la SEMC sont proches d’Evian Cristaline et Badoit. Il y a de quoi être le fournisseur principal de l’armée américaine en Afrique.

Contrairement aux autres eaux existantes sur le marché camerounais, Tangui est composé de Calcium (32mg/l), bicarbonate (217mg/l), magnésium (21mg/l), sulfates (2mg/l), potassium (10mg/l), chlorures (1mg/l), sodium (1mg/l) et absence du nitrate. Toute cette composition est naturelle. Voilà pourquoi, elle est recommandée à tous les organismes y compris les plus fragiles (bébés, femmes enceintes, femmes allaitantes…). Idem pour Vitale qui est composée de Calcium (17mg/l), bicarbonate (120mg/l), magnésium (10mg/l), sulfates (1mg/l), potassium (8mg/l), chlorures (1mg/l), sodium (2mg/l) et absence du nitrate. En plus des forages, j’ai eu l’honneur de visiter l’usine. D’après le directeur d’usine, il faut une heure pour qu’une bouteille effectue tout le parcours (arrivée de l’eau à l’usine jusqu’à sa mise en bouteille finale en passant par la préforme, la souffleuse, le remplissage, le bouchage, le contrôle de présence de bouchons, le remplissage, l’étiquetage, la dateuse, la double dateuse, et la fardeleuse).

Après cette visite, je peux confirmer que ce partenariat entre la SEMC et l’ordre national des médecins avait toute sa raison d’être pour sauver les populations. Il faudra aussi comprendre que « Tangui reste une marque premium et Vitale est destinée aux petites bourses. Tout reste au niveau du packaging pour faire la différence », affirme Francine Ngoudjo, chef segment eaux & sirops à la SABC. Pour éviter de tomber dans le traquenard d’une intoxication due à l’eau consommée, faites désormais la différence entre une eau plate (eau du robinet), une eau de source et une eau minérale naturelle. Mon choix, c’est la dernière catégorie avec en prime Tangui et/ou Vitale !

Frank William Batchou à Tangui (Mbanga)

 

Lire aussi : Comme au paradis

 

Petite histoire de la SEMC

2 mars 1981 : autorisation d’exploitation de l’eau obtenue et renouvelée tous les 3 ans

Janvier 1983 : fin des travaux du forage. Travaux exécutés par Foraco

Octobre 1983 : début d’exploitation et de mise en bouteilles eau minérale naturelle

Juillet 1990 : lancement des bouchons à vise avec bouteilles en polychlorure en vinyle(PVC)

Juillet 1998 : lancement bouteilles en polyéthylène téréphtalate(PET) / Lancement d’une ligne PET

2005 : introduction de 30% du capital de la SEMC à la bourse de Douala

Mai 2005 : construction, équipement et mise en service du forage 2

Février 2009 : certification ISO 9001-2008 de la SEMC par le bureau Veritas.

 

Frank William Batchou

Jeune camerounais dynamique et travailleur. Homme à plusieurs casquettes : Journaliste, Blogueur, Social media, et co-founder de F Square Corporation

14 pensées sur “A la source vitale de Tangui

  • 1 août 2018 à 15 h 52 min
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    Article intéressant, j‘ai beaucoup appris sur l’eau Tangui

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      • 1 août 2018 à 17 h 07 min
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        Certes. Comme signalé à @Frankywilly , il manque l’explication pour la différence entre Vitale et Tangui (profondeur d’extraction?). Sinon, eau minérale et eau de source sont naturelles, et à priori potable. La source s’écoule, tandis que la minérale est extraite.

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  • 1 août 2018 à 16 h 55 min
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    Certes. L’eau minérale et l’eau de source sont deux produits différents, même s’il s’agit d’eau potable naturelle, dans les deux cas, en supposant bien évidemment que l’ensemble de la chaine de production soit sécurisé. La différence entre Vitale et Tangui n’est pas expliquée.

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    • 1 août 2018 à 17 h 09 min
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      Il faut voir au niveau de sa composition. Tangui est plus lourd et un peu plus de bicarbonate de sodium. Par contre, Vitale est plus légère comme celles des concurrents pour ainsi répondre aux plaintes des consommateurs. Ensuite, d’après les études de #BRGM, Vitale a une eau plus jeune en terme d’âge que Tangui.

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      • 1 août 2018 à 17 h 18 min
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        Répondre aux plaintes des consommateurs sur la qualité d’une eau minérale naturelle? Elle est ce qu’elle est, et on l’aime ou on ne l’aime pas. Sinon, on procède à un traitement qui dénature l’eau. Dois-je comprendre que la teneur en éléments minéraux ne convient pas?

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        • 1 août 2018 à 17 h 22 min
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          D’après ce qui m’a été rapporté sur place, les gens se plaignait de la quantité du bicarbonate dans le Tangui. D’où le lancement de Vitale. La profondeur de son forage est moins que celle de Tangui. D’où la diminution du taux de Bicarbonate. l’équipe de la @SABC_Brasseries pourra t’apporter plus d’explications bro

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  • 3 août 2018 à 10 h 37 min
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    A ma connaissance, l’eau recueillie par Evian a 15 ans d’âge, ce qui correspond à la période d’écoulement des eaux à travers les roches souterraines. La qualité de l’eau dépend de ce facteur de filtration et moins du temps que celle-ci a passé dans les sols.

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    • 3 août 2018 à 10 h 38 min
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      Ce sont donc probablement les experts du cabinet international BRGM qui se trompent après des mois d’analyses… Leur rapport ainsi que la contre expertise faite sont disponible pour consultation à la demande.

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  • 3 août 2018 à 14 h 59 min
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    C admirable de prévenir que c du publi. Now, je clique.

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