Me voici (ré) élu de la nation au Cameroun

Vous avez été nombreux à avoir plébiscité les listes du M.C.D dans la circonscription de Douala zéro. Incontestablement, au vu des tendances que mes adversaires ne discutent pas, nous sommes vainqueurs. Permettez que je rafraîchisse votre mémoire sur ce qui a été et qui est à faire.

 

 

 

 

Cher(e)s compatriotes. Mon cœur trésaille de joie ce soir et vous savez pourquoi. Je suis le nouveau (ré) élu du peuple de Douala zéro. Seulement, ce cœur balance et re-balance comme celui de Daouda qui n’arrivait pas à faire le choix entre la jolie Amina et la gentille Fanta. Le mien chancelle entre celui de Maire de votre commune et de Député de votre, pardon… notre Nation. Vous n’oubliez pas que j’étais la tête de liste du parti aux municipales et législatives du 30 septembre 2013. Avant de choisir, si on ne m’autorise pas à cumuler les fonctions, je vais éclaircir à leur juste valeur, certains points obscurs.

Honorable député ou monsieur le Maire. Hum ! Je le mérite de toutes les façons. L’un ou l’autre demande d’être proche de la population. Oui. J’ai bien dit proche de la population. Voilà pourquoi, j’ai immédiatement organisé un festin dans mon Q.G (quartier général) à Douala, quelques heures après la fermeture des bureaux de vote pour célébrer ma victoire. Militants et sympathisants du M.C.D (Manger – Coucher – Dormir), parti populaire du Cameroun, étaient en liesse. Mes adversaires étaient aussi de la partie. Aujourd’hui, ils chahutent sur les antennes télé et radio. Mon œil ! Il fallait refuser de manger ce jour-là. D’autres disent qu’on a utilisé une lampe tempête pour faire les décomptes afin de truquer. Tant pis si vous ne voyez pas bien. Même avec la lumière, ma victoire était connue d’avance. N’oubliez pas que Dieu a aussi plébiscité mes listes. J’étais au culte pour les élections organisé, le vendredi 27 septembre 2013, par les Imams à Yaoundé. Le dimanche qui suivait, j’étais dans presque toutes les églises réveillées et « endormies » pour recevoir les faveurs divines. Où étiez-vous chers adversaires ? N’espérez donc rien du Père aujourd’hui.

Pendant la campagne électorale, nul n’a eu l’ingénieuse idée de partager les bananes aux Bayam-sellam, du riz et du savon aux ménagères lors des porte-à-porte très stratégiques que nous avons fait. Dans chaque coin où nous sommes passés, on a remis un tricycle a, au moins une personne handicapée. Mon camarade de liste, un peu plus friqué, a donné 100.000 Fcfa aux militantes à Deïdo et 300.000 Fcfa à Ndog-passi marché. Chacune d’elles a reçu 800 Fcfa après bagarre. Mais elles étaient fières de leur champion que je suis. En plus des affiches et banderoles, nous avons déployé une voiture sonorisée et deux écrans géants LCD associés dans la rue pour diffuser en boucle nos actions sur le terrain. Les populations et militants du M.C.D (Manger-Coucher-Dormir) étaient contents même s’ils ne comprenaient rien à nos slogans.

Mon offre politique

Camarades militants et militantes. Les trous qui sont sur vos routes doivent encore attendre un peu. Je dois d’abord voir le problème de l’axe menant à mon domicile si je ne déménage pas. Je dois remettre mes comptes bancaires à jour. Certains d’entre vous ont tôt fait de venir me dire d’améliorer la qualité de la formation continue des ressources humaines, de mettre en place un programme d’incubateur municipal, d’organiser des foires de l’emploi, de publier chaque semestre le budget communal et le compte rendu des activités parlementaires, de mettre en place un système informatique pour rendre transparentes et disponibles les informations communales.

Je constate que vous perdez le Nord avec une boussole à la main. N’oubliez pas que « la main qui donne est celle qui dirige ». Arriver à ce poste (Député et/ou Maire) n’est pas chose facile. Permettez qu’on se satisfasse aussi. Néanmoins, je vous promets d’être toujours disponible, durant ce mandant de 5 ans, pour signer les actes de naissance de vos enfants, vos actes de mariage et de décès. Il pourrait avoir un peu de « farotage » si on se retrouve à une fête. Pour le reste, ce sera pour la prochaine campagne électorale. N’oubliez pas, cher(e)s militants et militantes, que je reste votre champion !

Frank William BATCHOU

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Frank William Batchou

Jeune camerounais dynamique et travailleur. Homme à plusieurs casquettes : Journaliste, Blogueur, Social media, manager de l’artiste PAPY ANZA et co-founder de F Square Corporation

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